| Namibie | ||||
Mardi
20 mai 2008 |
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| De Solitaire à Swakopmund (par Alex) | ||||
| 290 km voiture | ||||
Nous
allons profiter un peu du joli jardin de notre guesthouse ce matin. Au
petit-déjeuner, Emilianno, le sympathique guide italien rencontré
hier au diner, nous donne des tuyaux pour notre suite de séjour
au Botswanna. Il se propose même de demander à ses contacts
locaux de nous « pricer » un trip qui correspondrait à
la fois à nos souhaits de parcours mais également à
nos contraintes budgétaires. C’est pas gagné mais
au moins on sera fixés : si nous ne trouvons rien dans notre gamme
de prix par son intermédiaire, nous réviserons peut-être
nos ambitions botswanniennes. A suivre donc.
Le bestiaire de la guesthouse est quasiment au complet pour nous faire ses adieux : le springbok (prénommé Boki), les 2 suricats et les 3 chiens. Ne manquent que les 2 chats et la petite agnelle. Il y a 2 mois, la guesthouse comptait même un zèbre ! Les propriétaires l’avaient recueilli à sa naissance, abandonné par sa mère probablement parce qu’il n’était pas au top de sa forme tout bébé (les dures lois d’une nature qui a horreur des faibles !). Ils ont dû s’en séparer parce, devenu adulte, le zèbre était par trop puissant, et donc potentiellement dangereux pour les autres locataires de la maison, animaux compris. Ce qui est dingue, c’est que toute cette animalierie est logée à la même enseigne : le springbok, comme les chiens ou les petits suricats, ont le droit de rentrer dans la maison (et c’était pareil pour le zèbre !). Et donc parfois, le springbok dort dans la chambre des proprios, au pied du lit. Le sketche ! Tout ce petit monde cohabite parfaitement, les chiens taquinent le springbok qui leur fait faire des sprints à travers le jardin, les suricats escaguassent les clebs qui les coursent en retour, bref, c’est l’éclate toute la journée chez les animaux du logis. Et quand ils ne s’amusent pas entre eux, ils roupillent ou bien bouffent. Elle est pas belle, la vie ? Après cette émouvante séquence animalière, retour à des histoires plus terre à terre de voiture, de piste, et de paysages lunaires et désertiques. Au passage, notre plaque d’immatriculation se fait la malle par le côté, une des visses s’est barrée. A ce train là, dans 1 mois, on va rendre la voiture en kit à Johannesbourg ! Sinon, autre « attraction » de la route : on passe le tropique du Capricorne entre Solitaire et Swakopmund, notre destination. Un petit air de déjà-vu, puisque nous l’avions croisé en Australie il y a 4 ans. N’empêche : on reprend des photos devant le panneau, parce qu’après tout, ça a beau être le même tropique, c’est pas le même endroit ! ;-) Entre Walvis Bay et Swakopmund, les 2 grandes villes côtières, la voiture est « embaumée » soudainement, ça sent sérieusement mauvais. Pas de problème gastrique chez les GT, c’est plutôt la faute au guano qui est produit en masse dans la région. Il faut la savoir : ça schmeckt grave sur la riviera namibienne, bon à savoir pour qui voudrait s’installer ici. Arrivés à Swakopmund, la première chose est de nous mettre en chasse d’un logement pour les 3 prochaines nuits. Le B&B italien « gourmet » affiche complet mais la logeuse nous conseille une nouvelle guesthouse tenue par une Suisse italienne. Nous nous y rendons : super guesthouse en effet, une déco à tomber par terre avec vraiment beaucoup de goût, l’endroit est digne de figurer au palmarès mondial des « design hotels ». Le tarif est un peu au-dessus de notre budget. Pyp essaie bien de négocier mais Claudine, la proprio, n’est pas commode. Finalement, on se rabat sur l’option « Bed only », i.e. sans le petit-déjeuner », histoire d’économiser trois-francs-six-sous, et voilà. Une mini-balade dans la ville conclut notre après-midi. Comme à Lüderitz, pleins de maisons allemandes du début du siècle. Notre guesthouse est d’ailleurs une grosse demeure circa 1910 admirablement retapée. Pour dîner, retour dans le B&B italien, où nous avions fait une résa au restaurant gourmet. On y retrouve sans trop de surprise Emilianno et son client Rital, Nicoleo. Ils sont avec une petite compagnie, Emanuele, un autre guide italien avec ses deux toutous Ritaux aussi. Toujours aussi sympa, Emilianno nous invite à leur table, ce que nous acceptons bien volontiers. Ca papote en trois langues (les toutous Ritaux sont largués en anglais, et nous en italien) sur des sujets aussi divers que le foot, Berlusconi, Sarko et Carla, et la Namibie bien sûr. Le leitmotiv de la soirée reste l’expressÓ (accent sur la dernière syllable à la française s’il vous plaît) vs. l’esprÉsso (accent sur le 2ème e, à la Ritale donc) : ce thème fait plier de rire Emilianno qui nous raconte pour la 10ème fois que, quand il a commandé un « esprÉsso » à Paris, le garçon de café l’a regardé avec un air de merlan frit sans comprendre ce qu’il voulait. Après 3 tentatives, il a enfin compris qu’il s’agissait d’un « expressÓ », et s’est permis de corriger Emilianno sur la prononciation du mot, ce qui faillit faire tomber de sa chaise notre Rital de service. Il s’en marre encore aujourd’hui : bon, nous, au bout de la 10ème écoute, on commence à se lasser, mais il est tellement sympa qu’on ne lui en tient pas rigueur. Ce
soir, on va veiller un peu tard, encore la faute à internet : notre
petite casa a un accès WiFi, on n’y croyait plus pour la
Namibie. Du coup, on dépile nos mails avec plaisir jusqu’à
une heure avancée. Aïe, le réveil tôt va être
difficile demain matin. |
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